Ballad With A Solitary Blade Vol. 3 – Interview avec les auteurs


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Ballad With A Solitary Blade Vol. 3

La poursuite finale est lancée !
Découvrez la conclusion du conte de sabres exotique „Ballad With A Solitary Blade“ signé Abacabu Rônin et dessiné par Linja.

Parution le 9 octobre 2017
ISBN : 978-3-95858-153-1
e-ISBN : 978-395858-154-8
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Bonjour !
Bonjour 🙂
Bonjour ^^

 

Le 3e volume de la série seinen Ballad With A Solitary Blade paraît enfin ! J Pouvez-vous nous rappeler l´intrigue principale des 2 premiers volumes ?
A.R. : On suit le voyage exotique et mouvementé d’une jeune guerrière et d’un mercenaire errant, chacun d’eux cherchant à accomplir sa propre vengeance. Naturellement, la première des deux cibles est loin d’être un simple anonyme et les choses vont donc méchamment dégénérer…

 

Quelle est l´intrigue de ce nouveau tome ? Est-ce le dernier ?
A.R. : Il s’agit des conséquences directes des événements du précédent tome, à savoir la traque de nos deux protagonistes. Ce final contient énormément d’action (poursuites, duels), beaucoup plus que dans les précédents. Vous savez, le scénario ayant été écrit avant même que je rencontre Linja, il n’était pas prévu à l’origine que l’histoire soit segmentée en différents tomes. Mais cela aurait représenté une charge de travail et surtout un coût bien trop important pour nous de la sortir en une seule intégrale. Même là sur 3 tomes, avec un troisième volume faisant plus du double des précédents (plus de 330 pages), certaines péripéties initiales ont dû être épurées, voire supprimées.

Pour cette histoire-là, effectivement c’est le dernier tome. Mais je n’exclus pas l’éventualité de revenir un jour à cet univers, ou de refaire apparaître certains personnages dans d’autres histoires.

Un Ballad With Several Blades demeure en tout cas envisageable, j’ai déjà une potentielle intrigue en tête mais pour l’instant, ce n’est clairement pas à l’ordre du jour.

 

Quelle est votre organisation créative (processus, répartition des tâches, travail traditionnel) ?
A.R. : Comme je vous l’ai dit, du fait que le scénario ait été écrit bien avant, je n’ai pas à me demander comment va évoluer l’histoire, tout au plus les réajustements nécessaires évoqués plus haut… Ce qui me permet ainsi de me concentrer de manière quasi-exclusive sur la conception des dessins. Cela concerne donc les concepts des personnages, des décors, des costumes, mais surtout ce qui demeure primordial à mes yeux, les storyboards. J’attache énormément d’importance aux cadrages et angles de prise de vue choisis pour l’élaboration de chaque vignette, encore plus lors des phases d’enchaînement de chorégraphies et scènes d’actions. La mise en scène a pour moi une importance capitale dans l’atmosphère qui doit se dégager de l’œuvre. Je me documente également énormément sur la faune, la flore et les civilisations, de façon à ce que l’univers créé soit le plus harmonieux possible. J’envoie ensuite doc, concepts et storyboards à Linja, qui les reproduit alors avec son propre design. Ensuite, elle me les renvoie, on effectue généralement quelques corrections et ajustements, puis elle encre et trame entièrement à la main.

Exceptionnellement pour ce troisième volume, lorsque nous ne pouvions utiliser certaines trames pour diverses raisons, les trames ont été rajoutées numériquement par mes soins (comme par exemple la séquence avec les lucioles), à part cela tout le reste est réalisé de manière traditionnelle. Enfin, j’effectue en dernier lieu le lettrage et les pages sont envoyées à l’éditrice.

L : Pour ma part, dès que Romain m’envoie le paquet de story-boards et les instructions à suivre, le travail commence. Je reproduis ce que Romain veut illustrer au crayon dans chaque vignette et dès qu’il est d’accord, j’encre la totalité des chapitres à la main puis j’applique les trames, à la main également. Romain s’occupe de tout le reste, comme il vient de l’expliquer

 

Abacabu, quelles sont tes sources d´inspiration pour cette série ?
A.R. : Elles sont multiples. J’ai été élevé entre culture des arts-martiaux et culture polynésienne, il est indéniable que ces deux courants ont une influence capitale dans mes écrits. À cela s’ajoute ma passion incommensurable pour le cinéma, et en particulier celle pour le cinéma asiatique. Je souhaitais que sa mythologie martiale se situe à mi-chemin entre le chanbara et le wu xia pian. C’est pour cela que nous nous trouvons dans le cadre d’un conte de sabres un peu particulier, situé dans un univers océaniquo-asiatique non déterminé, avec des styles de combats de tout horizons. Néanmoins, en ce qui concerne l’ambiance générale de l’histoire, je pense qu’elle s’apparente davantage à celle d’un polar. Les connaisseurs du cinéma de Hong Kong, pourront y voir des échos à certains sous-genres, tel que l’heroic bloodshed, le girls with guns (eux-mêmes héritiers modernes des wu xia), ou bien encore les romances criminelles. Quoi qu’il en soit, mon idée première était avant tout de conter une histoire d’amour impossible, dans un univers où se mêlent mythes et légendes de sabres. Le titre apparaît certes à contre-courant des standards du Manga actuel, on pourrait même parler de Manga Indé, mais nous espérons justement que c’est pour cette singularité que les lecteurs l’apprécieront.

 

Pourquoi avoir choisi le sens de lecture japonais (de droite à gauche) ?
A.R. : La question ne s’est même pas posée en réalité. On fait du Manga, l’histoire se déroule dans un univers asiatique, pour nous ça allait de soi. J’ai commencé à concevoir les storyboards en sens de lecture japonais et le reste a suivi, tout simplement.

 

Avez-vous d´autres projets, ensemble ou non ?
A.R : Plusieurs oui, en ce qui me concerne. Dont un qui me tient particulièrement à cœur dans le registre de la comédie d’arts-martiaux. Là encore le scénario est déjà écrit, les concepts des personnages sont également prêts. L’univers dans lequel ils évolueront devrait assurément vous surprendre… Après, est-ce que le projet se concrétisera avec Linja ? Ça, l’avenir nous le dira…la réponse se trouve surtout entre les mains des éditeurs.

L : En ce qui me concerne, oui, j’ai des projets, mais je suis tenue au secret…

 

Merci !
Merci à vous.
Merci.

Aristide – Interview avec Vay


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Aristide

Aristide est un jeune prince très timide dont le royaume est
dirigé par un terrible régent, qui compte bien garder le pouvoir pour lui-même.
Mais, alors qu’un mal mystérieux menace ses sujets, Aristide
se lance dans des recherches, aidé par sa jeune amie et maraîchère Marguerite.
 Ensemble, à l’aide de plantes et de sciences,
parviendront-ils à trouver un remède et à se défaire du Régent ?

Parution le 25 septembre 2017
ISBN : 978-3-95858-140-1
e-ISBN : 978-395858-141-8
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Bonjour Vay !
Après Mia, tu retrouves Merry Daurey avec Aristide… Peux-tu nous présenter ce nouveau conte ?
V. : C’est l’histoire d’un jeune prince dont les parents ont malheureusement péri lors d’une épidémie de variole. En attendant qu’il soit en âge de régner, c’est son oncle qui est nommé Régent du royaume. Mais Aristide n’est pas un petit garçon comme les autres, il est souvent dans la lune, très maladroit et a de la peine à parler en public. Heureusement, dans son malheur, il fait la connaissance de Marguerite, une jeune demoiselle pleine d’assurance et tout aussi futée que lui.


Comment est né ce projet ?
V. : Avec Merry, lors d’une discussion sur les livres de « conte » que l’on trouvait durant notre enfance, on s’est fait la réflexion que c’était un peu navrant cette manie de mettre les jeunes filles dans un état de « faiblesse » permanent, à attendre le prince qui les délivrera, etc. Du coup, on a eu envie de partir sur un conte à contre-courant. Le but n’était pas « d’enlever » quelque chose au Prince et d’en faire une « princesse », mais bien de les mettre sur un pied d’égalité, avec leurs défauts et leurs qualités. Ainsi, nous avons une jeune demoiselle, très sûre d’elle, aimant les travaux plutôt manuels, aimant le contact à la nature et très intelligente. Et de l’autre côté, un prince plutôt inventeur, chercheur, mais très maladroit et qui préfère les livres et le confort de son laboratoire.Tu changes de technique… Alors que les illustrations de Mia ont été créées à l’ordinateur, celles d’Aristide sont traditionnelles. Pourquoi changer ? As-tu une technique favorite ?
V. : Effectivement, les illustrations d’Aristide son aux feutres à alcool avec des rehauts de crayons de couleur. Il n’y a que la couverture qui est une technique mix entre du digital et du feutre à alcool, mais c’était surtout pour une question pratique. Sinon, non, je n’ai pas de technique favorite. En fait, j’apprécie le changement, ça met un peu de « piquant » et surtout, comme j’aime apprendre, je profite des illustrations jeunesse pour « me faire la main ».As-tu d’autres projets en cours ?
V. : Ha, mais j’ai toujours de nouveaux projets ! Le problème, c’est plutôt de trouver le temps pour les faire ! J’ai une BD qui végète depuis plus d’une année, un autre contrat pour un livre jeunesse pour décembre, une autoédition aussi pour décembre, et si tout va bien déjà deux autres contrats devraient venir pour 2018. Et en plus de tout ça, j’ai aussi une exposition en vue, des portraits féminins essentiellement en plusieurs techniques. Autant dire que je suis aux anges, ravie et bien occupée

Tu ne fais pas que du jeunesse… Tu nous en dis plus sur tes autres travaux ?
V. : Effectivement, je ne fais pas que du jeunesse. Comme pour les techniques de dessin, j’aime aussi varier les univers. Je passe donc, allègrement, d’une couverture de livre — aux univers aussi variés que les romans futuristes, post-apocalyptiques et fantastiques — aux portraits plus féminins ou sur commande, et tout ça en faisant un petit détour par des études de nu que j’apprécie toujours autant. C’est dire si j’aime la variété ! D’ailleurs, dès le mois d’octobre, je vais donner des cours de base de dessin dans une Université Populaire.

Merci !

 



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