Tellement humains – Interview avec Sonia Bessone

 

Tellement humains

Sonia Bessone sort des sentiers battus en proposant un recueil de nouvelles sur le thème de l’Homme.
Découvrez, à travers divers lieux et époques, des histoires touchantes, inquiétantes, périlleuses… tellement humaines.

Parution le 19 novembre 2018
ISBN :978-3-95858-180-7
e-ISBN : 978-3-95858-181-4

Pour acheter le livre : Boutique

 

Bonjour Sonia !
Peux-tu nous présenter Tellement humains, stp.

S.B. : “Tellement humains” est un recueil de nouvelles, écrites au fil des années. Certaines nouvelles sont même mes premiers essais d’écriture, et d’autres sont très récentes. Des histoires, des moments de vie de personnes comme vous et moi. Cela traite de thèmes universels comme l’amitié, l’amour, la haine, la folie, l’enfance et tout ce qui constitue l’humanité à travers les âges. Peu importe les époques et les continents, des émotions humaines nous rassemblent.

 

Pourquoi ce format de nouvelles ?

S.B. : Il y a très longtemps, lors de mes premiers pas d’écriture, j’ai eu cette envie de faire un recueil de nouvelles. Des histoires courtes mais qui se dérouleraient en divers lieux de la Terre et à différentes époques. Comme une envie d’évasion, mais en prouvant que les Hommes, d’où qu’ils viennent, ont toujours les mêmes réactions et sentiments. Je ne pensais pas qu’un jour ces nouvelles quitteraient le disque dur de mon ordi. Merci beaucoup Nat !

 

Les nouvelles sont parfois très noires, voire pessimistes : l’Homme t’aurait-il déçue?

S.B. : Oui et non. Bien évidemment, je suis très sensible à tous les faits divers, à la “folie” de ce monde, mais si certaines histoires sont assez noires, c’est surtout parce qu’il est plus facile pour moi de déclencher des émotions chez mes personnages (et les lecteurs) lors de drames, plutôt que lorsque tout va bien. Je trouve ça plus intéressant de fouiller l’âme humaine et d’en faire sortir le “bon” ou le “moins bon” selon le cas.

 

Tu as aussi écrit des livres jeunesses chez Nats Editions, illustrés par Jean Caraglio, qui a également créé la couverture de Tellement humains. Préfères-tu écrire pour les adultes ou les enfants?

S.B. : Je crois que je n’ai pas de préférence. Lorsque Jean m’a proposé d’écrire Charlie, je pensais ne pas être faite pour le “jeunesse”. Mais je me suis lancée et au final, j’aime beaucoup. C’est un autre exercice, une collaboration, qui est tout aussi intéressante. D’instinct, j’écris pour les “adultes” mais si on me propose un projet jeunesse, j’accepte sans hésiter.

 

Quels sont tes projets?

S.B. : La sortie de “Tellement humains” bien sûr. Et plus tard, mais je n’ai pas encore de date, peut-être un roman “L’île”, ainsi qu’un ouvrage qui sortirait en autoédition. Mais ceci est dans un futur assez lointain et un peu flou pour le moment. Et qui sait ? Peut-être un autre ouvrage jeunesse.

 

Question Spoil
Attention, cette question vous dévoile un élément important (mais pas trop, tout de même !) du recueil… Si vous êtes sûr de vouloir la découvrir, cliquez ici.

 

Merci ! 🙂

Souvenirs d’un autre temps – Interview avec Théodora Chastagnol

 

Souvenirs d’un autre temps

Amel adore sa grand-mère.
Elle est la seule adulte qui a du temps à lui consacrer.
Mais surtout, elle raconte des tas d’histoires.
Des histoires qui vont les plonger dans une autre époque, où la guerre faisait partie du quotidien et où la technologie n’existait pas encore.

C’est au cours d’ateliers mémoire à l’EHPAD de Cahors que l’auteure a eu l’idée de cette bande dessinée, et qu’elle y a recueilli ces Souvenirs d’un autre temps.

Parution le 5 novembre 2018
ISBN :978-3-95858-208-8
e-ISBN : 978-3-95858-209-5

 

Bonjour Théodora,
Peux-tu nous présenter les Souvenirs d’un autre temps, stp ?

T.C. : Bonjour Nats.
Souvenirs d’un autre temps est une bande dessinée, ma première bande dessinée !

L’histoire commence avec la mémé d’Amel qui doit quitter sa maison pour aller dans une EPHAD à Cahors. Malgré des débuts difficiles, elle arrive à retrouver la joie de vivre.

Et puis il y a Amel, sa petite fille. Dès qu’elle peut, elle rejoint sa mémé aux ateliers mémoires.

Souvenirs d’un autre temps, c’est la rencontre entre deux générations, celle d’Amel et de sa mémé.

C’est un voyage dans une époque tellement différente de la nôtre, et pourtant pas si lointaine.

 

Comment t’est venue l’idée de faire cette BD ?

T.C. : Cette bd est née après des ateliers mémoires dans une EPHAD. Le projet de départ était de recueillir les souvenirs de résidents, puis de les illustrer pour enfin éditer un livret pour leur offrir.

Ce qui m’intéressait au-delà de l’intervention, du travail de l’écriture et de l’illustration, c’est que l’objet final puisse créer du lien entre les générations. Le retour très positif de ce livret m’a amené à le retravailler pour qu’il puisse exister pour un public plus large.

 

Pourquoi l’avoir située à Cahors ?

T.C. : Les souvenirs de cette BD sont des histoires vécues, en partie, par des personnes résidents dans une EPHAD de Cahors. C’est une manière de leur rendre hommage. Je pense en particulier à un résident qui n’a pas eu le temps de voir le livret fini…

 

Les Souvenirs abordent aussi bien des sujets légers que graves, tels que la cantine de l’école et la guerre… Mais pourquoi ne pas s’être concentrée sur un seul thème pour le traiter avec plus de profondeur ?

T.C. : Chaque atelier durait 1h, 1h 30 environ. Je les emmenais sur un thème et puis après quelques souvenirs évoqués, une personne racontait une histoire qui n’avait rien à voir avec le thème de départ.

J’avais envie que cette bd soit au plus proche de l’ambiance de ces ateliers. Les souvenirs pouvaient être tristes, puis un peu flous et tout à coup joyeux… Ce qu’ils racontent est important, mais ce qu’ils sont aussi. Nous avons trop souvent tendance à ne les considérer que comme des vieux. Amel est bien là pour nous apporter de la légèreté, et ne pas oublier qu’ils ont aussi étaient jeunes !

Alors oui, pas de thèmes à fond, mais une traversée intimiste dans une époque qui était la leur.

 

L’EPHAD de Souvenirs d’un autre temps n’est-elle pas un peu idéalisée ?

T.C. : Totalement. En France, les EPHAD souffrent du manque de personnel, de moyens. C’est tout simplement révoltant. Accorder du temps, de la tendresse  à nos anciens n’est pas la priorité de nos sociétés; à croire que les Hommes ont oublié qu’un jour ils seront vieux à leur tour.

Avec cette bande dessinée, j’aimerais redonner une belle place à nos anciens. Je pense que leurs souvenirs peuvent nous aider à mieux vivre notre époque, à ne pas refaire les mêmes erreurs.

 

As-tu d’autres projets en cours ?

T.C. : Oui, les projets ne manquent pas, je dois juste trouver le temps…

En parallèle de mon métier d’auteure illustratrice, j’interviens dans les écoles pour accompagner les enseignants dans leurs projets d’arts visuels. Pour l’instant, j’illustre le texte d’une auteure qui se passe dans la savane, et je suis sur un projet d’album pour adultes et enfants qui prendrait la forme d’un voyage dans le Lot avec la rencontre du travail d’un photographe, d’un poète et d’une illustratrice.

 

Merci ! 🙂